Evolution et mécanismes de mutations des séquences microsatellites et de leurs régions flanquantes. Cas particulier d ’une famille multigénique dans une région de pseudohomologie X, Y

B. CROUAU-ROY (Pr), P. BALARESQUE (thèse) Génétique des populations, Bat IVR3, 31062 Toulouse, cedex 4

Collaboration pour famille multigénique : E. HEYER (Pr), B. TOUPANCE (Post-Doctorant) Paris

L’information que l’on peut avoir sur la nature, la quantité, l’origine et le maintien de la variabilité génétique des populations naturelles est très importante pour comprendre l’évolution et la plasticité du génome.

Nous nous intéressons plus particulièrement à l’origine et aux mécanismes de mutations qui sont susceptibles de rendre compte de cette diversité. La fiabilité de la réplication et les mécanismes de réparation du génome peuvent varier dans une large gamme entre les espèces, mêmes proches phylogénétiquement, mais aussi au sein d’une même espèce et ce en fonction du type de séquences rencontrées. Les éléments répétés se retrouvent chez l’homme dans toutes les catégories de séquence (non codantes, codantes et promotrices) et sont conservés chez les primates; ces éléments vont donc nous permettre d’appréhender d’une part les différents facteurs intervenant sur leur apparition et leur maintien ainsi que sur les mécanismes de mutation observés au cours de l’évolution et d’autre part de regarder les interactions existant entre séquences répétées et adjacentes.

* Pour cela, nous avons choisi de suivre, chez une large gamme d’espèces de primates, l’évolution de séquences répétées localisées :

- dans des régions de forte pression de sélection (dans le Complexe Majeur d’Histocompatibilité avec déséquilibre de liaison important) 

- dans des régions anonymes 

- sur les chromosomes sexuels dans des régions de pseudo-homologie communes aux X et Y. Ces marqueurs sont particulièrement intéressants pour étudier l’influence de la recombinaison (présence/absence) sur l’évolution de ce type de séquences. Un cas particulier est l ’étude de l ’évolution concertée de membres d’une famille multigénique dans une région de pseudohomologie avec 4 membres sur le X et 2 sur le Y, tous associés à un gène ou pseudogène de la famille des VCXY (voir Fig).

Cette étude nécessite le séquençage de l’ensemble de ces marqueurs chez les 12 espèces de primates afin de visualiser les mécanismes d’évolution en tenant compte de la phylogénie connue de ces primates.